Hubert Marty – 10 ans de RG de Mitterrand à Sarkozy.

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Les Renseignements Généraux – les fameux RG – sont un grand mystère pour beaucoup d’entre nous ainsi que toutes les histoires qui les accompagnent quand vous entendez qu’ils interviennent sur tel ou tel dossier obscur lorsqu’il est lié à la politique.

Qui sont ces hommes qui sont au courant de tout et qui enquêtent dès que le sujet est sensible – « Touchy » comme disent si bien les anglais. 

Ce soir nous recevons Hubert Marty sur le thème de : « Face à l’état profond – 10 ans aux RG de Mitterrand à Sarkozy »

Il témoignera des mécanismes internes de la haute police française, et vous fournira des informations sur le fonctionnement des fameux RG. Il développera également une réflexion sur la « Justice aux ordres», la manipulation du droit disciplinaire et du secret administratif – Le deux poids deux mesures dans le traitement des fonctionnaires selon leur allégeance politique, et les conséquences sociales et personnelles d’une telle marginalisation.

Quelques mots sur notre invité :

Après ses études supérieures à Sciences Po et à la Sorbonne dans les années 70, Hubert Marty (sorti major – 1983) rejoint l’École Nationale Supérieure de la Police. A sa sortie, il choisit par passion les Renseignements Généraux (RG) dont il dirige le service du Havre. Repéré par le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua après l’arrestation de terroristes néo-nazis (1987), il est promu à 30 ans (1988) directeur des RG de la Nièvre, le fief de François Mitterrand. 

Proche de l’entourage et des obligés du Président, sa carrière prend une dimension internationale avec des postes en Afrique, avant d’occuper des fonctions sensibles (1997-2002) auprès du Premier ministre (SGDSN) dans la lutte contre la cybercriminalité.

Récupéré aux RG par le mythique patron Yves Bertrand, Hubert Marty enquête sur des affaires sensibles lors de la lutte entre les clans Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pour la succession de Jacques Chirac. Pour avoir entrouvert les « boîtes de Pandore » des affaires Bérégovoy, Boulin et Erignac, il est mis à l’écart, calomnié, disgracié par les proches de Nicolas Sarkozy, notamment Claude Guéant et son homme de main d’alors, Bernard Squarcini.

En 2012, il est candidat anticorruption et sans étiquette dans la 6ème circonscription de Paris, et organise un débat sur les assassinats d’État sous les Présidences Giscard d’Estaing et Mitterrand, avec notamment l’ancien inspecteur Guy Simone, qui avait activement participé à l’assassinat du Prince Jean de Broglie en décembre 1976.